mardi 29 avril 2008

Un an depuis le retour au Québec

Le mois de mai arrive et cela va faire un an que je suis de retour...et cela fait drôle car j'avais l'impression d'être revenue oui, mais pas complètement en possession de moi-même.. comme si j'avais été engourdie, mais plus sensible que jamais toute une année...Maintenant je me sens avec le printemps de nouveau parmi nous avec une force nouvelle et regénérée! Le voyage nous fait développer, dépasser des limites, mais le retour n'est pas toujours aussi angélique et planifiable... (même si je savais que ça risquait d'être difficile). Il faut donc prendre le temps de se réintégrer et cela fait partie intégrante du voyage. Bien sûr, ça fait du bien de couper autant avec sa quotidienneté, avec les chaînes de l'oisiveté intellectuelle (celle de tout comprendre, mettre en diagramme, documenté en 1000 exemplaires, avec des procédures,etc...) quand les pays que tu visites sont à la base de leur développement et de la survie. Au retour, je me suis sentie déphasée, décalée, car de nouveaux repères sont venus prendre la place des anciens, il a fallu les réapprivoiser, revoir les codes de la société occidentaux (vêtement, pensées). Certains m'ont fait sourire, d'aurtes interloquer, agacer parfois.  Il m'a fallu toute suite apprendre à arrêter de sourire à tout le monde sur la rue, me réhabituer à l'anonymat, entrer dans le système /horaire, réapprendre le langage commun...de la télévision, des émissions, des ordinateurs, de l'automobile, de la consommation... C'est un choc quand on entre dans une grande surface comme un supermarché Loblaws ou Wallmart...et se réhabituer aux prix. Là bas, j'ai eu à faire face à ma propre richesse jusqu'à en sentir un malaise, la honte d'être touriste, même si je leur explique que je n'ai pas de maison, ni de voiture...j'ai pris l'avion , moi! Je crois que j'ai compris une partie de ce que le mot liberté signifie, ce sentiment qui nous vient quand on est loin de tout, avec rien tout en dépassant des limites que nous avons inconsciemment ou non! Et la grâce encore est quand tout ce passe bien...Un peu d'humilité: même si se périple tend à nous dévêtir de notre quotidien, de notre pilotage automatique, de désapprendre, il ne demeure pas moins que je  reste toujours avec des réactions occidentales bien ancrées...je peux vous dire encore aujourd'hui que je garde une lenteur inadéquate au rhytme d'ici.... et je le savoure!

samedi 15 décembre 2007


"J'ouvre mes bras... et me laisse diriger dans la ville...par l'énergie du moment..."

(ici, on peut changer le mot ville par le mot "vie")